« Repenti a vingt ans, c’était mon premier album. Ses treize chansons ont mené leur vie et sont maintenant de vieilles amies à qui je rends visite de temps en temps.
Mais vingt ans ce n’est pas rien, cela mérite de vraies retrouvailles où l’on se serre dans les bras, où l’on s’amuse de ce que l’on est devenu. On y pointera le petit coup de vieux qu’on a pris ici, l’affection que l’on garde là…
Surtout, ce sont des personnages qu’il me tarde de retrouver, des petits court-métrages à faire revivre. Treize chansons que je rejouerai sur scène, dans l’ordre du disque, durant vingt concerts, en quête de celui que j’étais en 2006. Je ne crois pas m’être trop trahi, mais suis prêt à me repentir de nouveau. »
- Renan Luce
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+ 1ère partie : Suzanne Belaubre
Vous avez peut-être déjà entendu la voix claire de Suzanne Belaubre sur France Inter ou FIP. On reconnaît dans ses chansons des airs de Camille ou Klô Pelgag, et quelques influences jazz, qu’elle a étudié à l’American School de Paris.
Rêveuse, Suzanne Belaubre écrit des textes intimes, traduisant un rapport au monde introspectif, allant d’avantage vers la poésie mystérieuse de Léonard Cohen (dont elle tient son prénom) que vers des histoires de moeurs.
Musicalement, forte de ses expériences en tant que beatmakeuse, elle retrouve aujourd’hui son clavier-voix originel, sans en devenir chansonnière, mêlant piano et synthétiseur, en partant à la recherche de l’immédiateté des émotions et des mélodies dans un répertoire où chansons et pièces de piano cinématographiques s’entremêlent.