Ripe se souvient avoir transpiré à grosses gouttes dans un sous-sol situé sous une sandwicherie Subway, en composant ses toutes premières chansons dans un cube de béton qui sentait le pain frais. Le groupe se souvient avoir vendu ses premiers billets à la main devant le café où travaillaient ses amis, se comportant comme des imprésarios d’une vingtaine d’années essayant d’écouler une cinquantaine de billets pour un bar qui acceptait de leur laisser la recette des ventes à condition qu’ils s’occupent de la salle.
Dans un monde où l’on ressent constamment cette pression bienveillante de "raconter notre histoire", où tant de nos amis qui ont réussi en tant qu’artistes l’ont fait seuls, Ripe utilise sa biographie pour vous dire que tout repose avant tout sur la collaboration et la communauté, une amitié devenue un lien aussi fort que celui de la famille, un objet en perpétuel mouvement qu’aucune photographie ne peut véritablement saisir.
La création et la sortie de leur dernier album, "Play The Game" ont constitué un parcours intense et joyeux, porteur d’une énergie grandissante. Ils ont travaillé dans des studios de rêve, dans une ville où ils ont passé des années à tenter leur chance, avec un producteur qui avait réalisé des albums qu’ils adoraient durant leurs années de formation, aux côtés des partenaires musicaux les plus proches qu’ils aient jamais eus. C’est leur lettre d’amour à une nostalgie complexe, à un changement incessant et libérateur, à la prise de conscience que la réalisation des rêves (tout comme une crise) n’a pleinement de sens que lorsqu’elle est partagée.
"Joy In The Wild Unknown" leur a permis de vous dire qui ils étaient. "Bright Blues" les a mis en pièces pour qu’ils puissent repartir de zéro. Ce qui suit, c’est le groupe qui vise haut, qui met tout en jeu, qui risque tout pour tenter de se sentir en connexion avec vous. Merci d’être là.